[Analyse] Évolution des prix de l’immobilier : Lyon toujours en tête

Le mois dernier, nous annoncions que Lyon était la ville dans laquelle l’évolution des prix de l’immobilier avait été la plus forte sur 12 mois. Cette tendance s’est confirmée et même accentuée en mai. En effet, fin mai 2018, Lyon affichait toujours la plus forte progression sur 12 mois. Et ce n’est pas tout : c’est aussi le cas depuis début janvier 2018 et sur le seul moi de mai (respectivement 9,8 %, 3,4 % et 1,3 %). Et qu’en est-il des autres villes ?

Évolution des prix de l’immobilier depuis janvier 2018

[visualizer id= »1175″] Nous le disions plus haut, Lyon est sans conteste le grand vainqueur des 5 premiers mois de l’année 2018 avec des prix qui ont progressé de 3,4 % depuis janvier et de 1,3 % sur le seul mois de mai. Viennent ensuite Rennes et Montpelier avec respectivement 3,3 % et 3,1 % d’évolution depuis le début de l’année. Rennes affiche aussi un très beau mois de mai avec 1,2 % de croissance alors que de son côté Montpelier se contente de 0,7 %.
Mai 2018 aura aussi été le témoin de fortes évolutions de prix à l’extrême nord et sud de l’hexagone ; Marseille et Lille, malgré les 1 000 km qui les séparent, ont toutes les deux vu leurs prix progressé de 0,9 %. Pick passager ou progression qui va s’encrer dans la durée ? Nous le saurons dans les prochains mois.
Encore montrées comme challengers d’un marché immobilier français en plein essor il y a quelques mois, Paris et Bordeaux sont à la traîne et ne font même plus partie du top trois en 2018. Paris reste malgré tout dans le vert avec 0,3 % de croissance sur mai et 2,6 % depuis début janvier, mais les prix à Bordeaux perdent quant à eux 0,1 % sur mai, et 0,2 % depuis le début l’année.  Une des raisons de ce ralentissement pour Bordeaux : les ventes en 2017 avaient fortement été dopées par une frénésie d’investissements. En effet, le volume de transactions réalisé par les investisseurs avait atteint le record de 34% à l’été 2017, alors que la moyenne nationale est plutôt aux alentours de 16 %.
Nantes et Nice sont les grandes perdantes de 2018 pour le moment. Nantes, tout en bas du classement le mois dernier, continue de voir ses prix diminuer. On parle de -0,5 % sur mai et de -0,7 % depuis le début de l’année. Elle cède ce mois-ci sa place de dernière de la classe à Nice qui a vécu un mois de mai difficile. Les prix ont perdu en moyenne 1,6 % ! Une chute qui pèse sur la variation des prix depuis janvier qui atteint les -0,5%. Les raisons de cette débâcle ? Certainement une conjoncture politique (Brexit et les incertitudes en Italie) et fiscale de certains investisseurs étrangers qui tire l’activité immobilière niçoise vers le bas. À suivre…

Évolutions des prix sur les douze derniers mois

[visualizer id= »1174″] Lyon confirme sa place de numéro un avec ses prix qui ont progressé de 9,8 % sur 12 mois. Un évolution qui semble plus résulter des qualités intrinsèques de la capitale des Gaules (tissu économique dense, qualité de vie, prix de l’immobilier…) que d’une spéculation passagère.
Suivent ensuite Bordeaux et Rennes avec respectivement des progressions de 6,8 % et 5,8 % sur 12 mois. Bordeaux conserve une place dans le top trois grâce à son année 2017 exceptionnelle ; les prix de l’immobilier avaient effectivement progressé de 16,5 % ! Le « petit » 3,4 % de croissance enregistré par Rennes sur la même période ne fait pas le poids face à ces 16,5 %, mais la croissance positive et régulière des prix depuis janvier 2018 lui permettent de se placer sur le podium.
Paris sort du peloton de tête et se place quatrième avec une croissance des prix de 3,9 % sur 12 mois… Paris restera-t-elle toujours Paris ?
Ce sont Strasbourg et Marseille qui finissent ce top 11 des villes ayant connu les plus fortes évolutions de prix sur les douze derniers mois (avec respectivement +1,1 % et +0,8 %). Une tendance qui pourrait s’inverser dans le Sud si les prochains mois s’avèrent aussi positifs pour Marseille que le mois de mai.

Voilà, notre petit résumé du 103e baromètre MeilleursAgents est terminé. Ce qu’il faut retenir c’est que l’ascension de Lyon est à surveiller et qu’il peut s’avérer intéressant de regarder de plus près ce qu’il s’y passe. En effet, les voyants sont au vert et les signaux tendent à montrer que la courbe ne s’inversera pas tout de suite.
Dernier point : les deux tableaux ci-dessus donnent un bon aperçu des évolutions des derniers mois, mais n’hésitez pas à nous demander si vous êtes intéressé par d’autres graphiques ou analyses. C’est toujours un bon exercice pour nous, et nous serons d’autant plus content de l’approfondir si c’est pour vous 😉
Image : Weekend Wayfarers

2019-01-07T13:31:12+01:00

Leave A Comment