[Analyse] Évolution des prix de l’immobilier au 30 septembre 2018

Alors que les rumeurs d’une potentielle bulle vont bon train en France, on constate dans le dernier baromètre de MeilleursAgents une stagnation des prix sur l’ensemble du territoire. Au global, c’est même une légère baisse de -0,2 % qui est enregistrée pour les prix de l’immobilier sur septembre 2018. Phénomène passager ou qui va s’ancrer dans la durée ? That is the question!

 

Évolution sur les 12 derniers mois

Si l’on s’arrête à l’évolution des prix depuis octobre de l’année dernière, on est dans une dynamique plutôt positive et encourageante. En effet, Lyon et Nantes affichent des progressions de 7,9 et 6,9 % respectivement. Paris et Toulouse sont juste derrière avec des prix qui augmentent de 4,8 et 4,7 %. Rien de dramatique à première vue.
[visualizer id= »1312″] Et pourtant…

Évolution des prix depuis janvier 2018

Et pourtant, l’année 2018 affiche des chiffres inférieurs à ceux montrés ci-dessus. Ce qui signifie que la progression a tendance à être moins forte depuis le début de l’année par rapport à fin 2017.
[visualizer id= »1313″] Ce phénomène est très nettement marqué sur octobre. Ce n’est d’ailleurs plus de ralentissement que l’on parle… mais de stagnation des prix de l’immobilier. En effet, la plus forte hausse n’atteint pas les 1%. Elle tire péniblement +0,6 % sur Nantes et + 0,4 % sur Toulouse. Les prix sur Paris quant à eux ne bougent pas (évolution des prix de 0,0 %).
À l’heure où les septiques parlent de plus en plus d’un retournement de marché, il est normal de se poser la question de la direction que va prendre le marché dans les prochains mois.

Que faut-il attendre de la fin d’année ?

Ouhla… vaste question ! Et tout le monde y va de son pronostic.
Faisons en un petit nous aussi 🙂
Globalement, nous rejoignons assez l’analyse de MeilleursAgents à court terme. En effet, les indicateurs macroéconomiques (conditions d’emprunt favorables, taux d’intérêt bas et diminution du chômage) plaident pour une demande toujours soutenue de la part des acheteurs :

  • Conditions d’emprunt : les banques prêtent plus facilement
  • Taux bas : le coût d’un emprunt représente une part moins importante dans les dépenses
  • Moins de chômage : donc plus de gens susceptibles d’emprunter

Nous mettons toutefois un petit bémol car face à cela nous avons des prix qui ont fortement évolué les derniers temps. Par conséquent, même avec ces conditions favorables, le pouvoir d’achat des ménages dans l’immobilier continue de diminuer, ce qui pourrait impacter la demande à la baisse à plus long terme.

Résultat, sur le court terme, l’impact devrait être limité mais il faut rester vigilant. Les prochains mois nous permettront de savoir si cette tendance va s’installer durablement ou non, et surtout… s’il y aura correction des prix sur certains marchés qui ont vu les prix s’envoler les dernières années.

2019-01-07T13:40:48+01:00

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